19.2 C
Paris
16 Avr 26

Portrait volontaire Marie-Odile : Enseignement du français à Madagascar

❝ En juillet-août 2025, je suis allée enseigner le français à l’oral, sous forme ludique, à des élèves de seconde du lycée d’Anosy Avaratra, une commune défavorisée située pas très loin de la capitale.

J’avais déjà fait ce type de mission avec une ONG qui n’en organise plus. Je souhaitais renouveler l’expérience, tellement c’est enrichissant, tant sur le plan de la relation entre les peuples que sur le plan personnel. J’ai découvert TWAM au salon Mahana et j’ai senti que c’était la bonne association pour poursuivre ce type de mission. Sérieux, compétence, rigueur, mais aussi convivialité et soutien efficace et rapide pour l’organisation de la mission : TWAM cochait toutes les cases. Et je ne l’ai pas regretté, bien au contraire. Tout s’est très bien déroulé, dans un esprit de confiance et de véritable partenariat, de bienveillance et de respect, avec un partage de valeurs qui donne du sens à l’action et qui fait dire que l’on reçoit autant que l’on donne.

J’ai souhaité aller à Madagascar car c’est un pays très attachant. Les gens n’ont rien, mais ils donnent tout : leur gaieté, leur gentillesse, leur hospitalité. Et j’ai pu retourner dans la même structure que lors des deux fois précédentes. J’avais fait la même mission au collège. Il n’y avait pas de lycée à l’époque ; maintenant, il y en a un. Et j’avais envie de revivre des moments forts comme ceux que j’avais connus.

Ma semaine type était dense, mais c’est moi qui l’avais voulu ! J’étais là pour deux semaines et j’avais envie de les vivre intensément. Deux groupes d’élèves : un le matin, l’autre l’après-midi. J’avais préparé et je continuais à préparer le soir sur place des activités et des jeux pour leur faire pratiquer le français à l’oral. Que ce soit des chansons, des saynètes de théâtre, des poèmes, des débats ou des jeux autour de la langue française, en équipes ou individuellement, les élèves sont toujours participatifs et coopératifs. L’assiduité est remarquable : ils sont vraiment motivés. Certains ont plus de mal que d’autres, car leur connaissance du français est plus sommaire et ils ont besoin d’être encouragés. Mais ils sont toujours joyeux, enthousiastes et avides d’apprendre. C’est une grande joie de constater que l’on peut les aider à progresser et contribuer à améliorer leurs chances de poursuivre des études, car le français est essentiel pour les études supérieures.

Il règne une ambiance de solidarité très forte, que ce soit avec les élèves ou avec le proviseur du lycée. Il s’implique à fond pour ses élèves, trouvant des financements pour la construction du lycée, la mise en place d’une cantine scolaire, d’un verger pour fournir des produits à cette cantine, et bien d’autres actions pour leur rendre la scolarité plus facile. Il a encore de nombreux projets pour améliorer les conditions d’éducation de ses élèves. C’était un vrai bonheur de voir que ma venue s’inscrivait dans un cadre plus global d’actions en faveur des élèves, afin qu’ils s’en sortent le mieux possible avec les (faibles) moyens du bord.

Je déjeunais et dînais là où je logeais, non loin du lycée. La cuisine était un joyeux mélange de plats locaux et de mets français « revisités ». Mes préférences ont été respectées (peu de viande, beaucoup de fruits, par exemple) et l’accueil de mon hôtesse était très chaleureux. C’est une femme remarquable qui œuvre elle aussi pour améliorer les conditions de vie des populations locales, que ce soit par sa ferme « modèle », centre d’agroécologie et de formation, la création d’un centre d’accouchement gratuit, ou encore bien d’autres projets. Elle ne manque ni d’énergie ni de volonté pour aider les habitants. Elle m’a même été d’un grand secours dès mon installation, en pleine nuit. À mon arrivée, j’ai oublié un petit sac à dos à l’aéroport ; elle s’est occupée de savoir s’il avait été retrouvé et son fils est allé le récupérer le lendemain matin. Ouf, il y avait mon ordinateur portable dedans…

Lors de ma mission, j’ai pris un immense plaisir à contribuer aux actions de bénévolat solidaire de TWAM, et des moments forts resteront parmi mes plus beaux souvenirs. Comme, par exemple, l’implication des élèves dans la petite fête (saynètes, chants, etc.) que j’avais organisée avec eux le dernier jour, les adieux émouvants et le petit discours de remerciements avant mon départ.

N’hésitez plus, partez en toute confiance avec TWAM. Et votre mission, si elle peut vraiment transformer des vies sur place, marquera aussi la vôtre. C’est une expérience extraordinairement enrichissante que je vous recommande. ❞

Ci-dessous, le portrait de Marie-Odile sur notre page Instagram :

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Restez connectés

13,000FansJ'aime
1,919SuiveursSuivre
76AbonnésS'abonner

Derniers articles